• C.M Munoz

Ecrire à l'enfant que j'étais

Chère petite,


Je me souviens de ces années d’insouciance où s’égaraient les rires et les cris, de ces sourires craquants aux charmes inspirants.

Tu jouais avec le temps, défiant chaque seconde et l’écrasant de ta folle envie de vivre.

Ton imagination était débordante. Je te vois, petite, créer ta sœur de papier pour mieux t’amuser.


Je me souviens de ces années plus sombres qui t’ont assombrie et qui ont remplacé les rires par les pleurs terribles de ton cœur. Silencieuse tu étais devenue, personne pouvait te sauver de tes tourments sauf toi. Quelle force tu avais lorsque je t’ai vue briser les chaînes pour laisser parler l’amour en toi ! Ces heures obscures ont été rudes mais faites pour te guider vers de plus grandes beautés.


Je me souviens de cette jeune femme que tu as commencé à devenir, fréquentant la passion, vivant intensément au point que les minutes étaient manquantes. Tes pensées ont commencé à regarder le passé, à te dire que jamais plus tu ne pourras de nouveau y accéder.


Mais ce que je sais, ma douce, c’est que ton âme incroyablement innocente et passionnée ne t’a jamais réellement quittée. Tu flottes à travers les ans en déferlant autour toi des tas de paillettes, faisant raisonner la sagesse et répétant sans cesse autour de toi qu’il ne faut jamais oublier que tout le monde a été un enfant. Mais qu’au fond, tu es et resteras l’enfant que tu as toujours été, vivant les instants pour le présent, hurlant le bonheur aux oreilles des autres et aimant la vie tout simplement.


En fait, tu n’as jamais disparue, petite. Tu es toujours là, sous mon enveloppe charnelle. Tu es celle qui m’incarne, me guide, effectue mes gestes. Tu me fais vivre comme je dois le faire.


À nous,

La vingt-et-unième version de toi-même.

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